La course à pied, qu’elle soit de plaisir ou de compétition, peut être difficile pour le corps. La course de fond, généralement définie comme une course continue de plus de 3 kilomètres, est particulièrement éprouvante, surtout lorsque vous atteignez un kilométrage à deux chiffres. Plus vous courez, plus vos articulations, vos muscles et vos os sont sollicités. Les blessures sont probablement l’une des plus grandes préoccupations des coureurs de fond, car le fait d’être mis à l’écart peut affecter le programme d’entraînement et causer des problèmes d’endurance.

Voici quelques-unes des blessures les plus courantes en course à pied, ainsi que des conseils de prévention.

LE GENOU DU COUREUR

Le genou du coureur, également connu sous le nom de syndrome de douleur fémoro-patellaire (PFPS), est la blessure la plus fréquente en course à pied et est due à un stress accru entre la rotule (rotule) et le fémur (os de la cuisse).

Si vous avez le genou du coureur, vous ressentirez probablement une douleur à l’avant ou sur les côtés du genou. La douleur peut être sourde ou douloureuse au repos et devenir aiguë lorsque le genou est fléchi ou étendu. Vous pouvez également remarquer un gonflement autour de la rotule, une raideur et un bruit de grincement ou de craquement pendant le mouvement.

Pourquoi le genou du coureur se manifeste-t-il ?

Le genou du coureur est souvent le résultat d’un surentraînement ou d’une surutilisation du genou. Augmenter l’intensité de la course trop rapidement, même pour les athlètes aguerris, est souvent la tempête parfaite pour provoquer cette blessure particulière. Au-delà de la surutilisation, une biomécanique inhabituelle, un poids corporel excessif et un manque de souplesse des ischio-jambiers ou des quadriceps peuvent augmenter la probabilité de développer le genou du coureur.

Comment prévenir le genou du coureur ?

Bien que certaines personnes soient prédisposées au genou du coureur, il est souvent possible de le prévenir.

  • Renforcer les muscles de soutien du genou, tels que les quadriceps, les fléchisseurs de la hanche et les fessiers
  • Réduire la longueur des foulées en courant
  • Atterrir avec un genou légèrement fléchi, ce qui peut réduire la charge

Vous pouvez toujours courir avec le PFPS, mais vous devez vous reposer plus souvent et éviter de courir en descente. Vous pouvez aussi ajouter à votre routine un entraînement de cross, comme le cyclisme, par exemple.

FRACTURE DE STRESS

Les minuscules fissures dans les os sont appelées fractures de stress et constituent une préoccupation majeure pour la plupart des coureurs. Les fractures de stress se produisent généralement au niveau du pied et de la cheville, mais peuvent également se produire au niveau des deux os de la jambe, le tibia et le péroné. Les fractures de stress sont souvent douloureuses au toucher et vous pouvez ressentir une sensation de douleur ou de brûlure autour de la blessure.

course a pied blessure

Pourquoi les fractures de stress se produisent-elles ?

Les fractures de stress se produisent lorsqu’un os ne peut pas supporter le poids qui lui est imposé. Alors que les os deviennent plus forts et peuvent s’adapter à un nouveau stress, ils le font en quelques mois, ce qui signifie qu’une augmentation soudaine de la quantité que vous courez peut entraîner une fracture de stress. Les fractures de stress peuvent également se produire en raison de chaussures inadaptées ou du changement de votre surface de course, par exemple en passant d’une piste de course intérieure à un trottoir. Si vous pensez avoir une fracture de stress, il est bon de faire une pause.

Comment prévenir les fractures de stress ?

Les fractures de stress sont souvent évitables si un athlète suit certaines directives.

  • Augmenter progressivement l’intensité et le kilométrage
  • Porter des chaussures appropriées et bien ajustées
  • Maintenir une alimentation adéquate, notamment en prenant chaque jour un supplément de calcium ou de vitamine D pour la solidité des os

Continuer à courir ne ferait qu’aggraver la blessure et pourrait avoir un impact sur vos performances à long terme.

BLESSURE AU TENDON D’ACHILLE

Le tendon d’Achille relie le veau au talon et est essentiel à la course, ce qui le rend très vulnérable aux blessures. Bien qu’il existe de nombreuses conditions différentes pour le tendon, les coureurs souffrent généralement de tendinites. La tendinite d’Achille est une inflammation du tendon ; la cause première de l’inflammation est la lésion du tendon due à une activité physique continue et intense. Les symptômes apparaissent généralement progressivement au fil du temps et peuvent comprendre des douleurs, des gonflements et des oppressions à l’arrière du talon ou dans la partie inférieure du mollet.

Pourquoi la tendinite d’Achille se manifeste-t-elle ?

Plus le tendon d’Achille est sollicité, par exemple à distance ou en courant en montée, plus il est susceptible de se blesser. Des muscles du mollet faibles ou tendus et une instabilité de la cheville peuvent également être attribués à une blessure du tendon d’Achille. Comme pour les fractures de stress, une augmentation soudaine de l’activité ou le port de chaussures inadaptées et non adaptées augmente également la probabilité de se blesser au tendon d’Achille.

Comment prévenir la tendinite achilléenne ?

Les blessures du tendon d’Achille peuvent souvent être évitées par :

  • S’adonner à une nouvelle routine. Si vous vous entraînez pour une course, augmentez progressivement les kilomètres et n’en faites pas trop.
  • Participer à un entraînement croisé. La course à pied étant une activité à fort impact, essayez de nager ou de faire du vélo pendant vos jours de repos.
  • Étirez les muscles de vos jambes. Avant de faire de l’exercice, assurez-vous de bien étirer le mollet, la cheville et le tendon d’Achille.

Bien que vous puissiez courir avec la tendinite d’Achille, il est important de vous arrêter et de prendre quelques jours de repos si cela devient douloureux.